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Une Italie lyrique
Messa di Gloria de Giacomo Puccini
Inno al Sole de Pietro Mascagni
La gloire de Puccini compositeur d’opéras a fait oublier ses racines familiales : depuis 1739, pas moins de cinq générations de ses aïeux furent maîtres de chapelle à la cathédrale de Lucca. C’est dire à quel point le répertoire sacré fut le terrain d’expression naturel du jeune Puccini, jusqu’à ce qu’une représentation de Aïda à Pise ne décide de sa vocation pour l’opéra.
Cette Messa di Gloria est une synthèse heureuse entre la tradition liturgique italienne et des élans lyriques qui révèlent déjà chez un Puccini de vingt-deux ans un tempérament éminemment théâtral.
L’œuvre offre des fugues de la plus belle facture, des pages au souffle long dans lesquelles le recueillement n’est pas feint, des passages confiés aux solistes et dont l’émotion est comparable à celle de La Bohème ou de Manon Lescaut. L’invention mélodique est particulièrement soutenue et maintient ainsi une tradition italienne qui sait conjuguer architecture savante et élan populaire.
En écho à cette ample fresque, l’Hymne au soleil qui ouvre l’opéra Iris de Pietro Mascagni déploie un tout autre paysage sonore. On y voit poindre les premières lueurs de l’aube : la nature s’éveille et l’astre du jour s’élève dans un tableau d’une grande intensité, aux couleurs orchestrales éclatantes, dévoilant des harmonies spectaculaires.
Version pour solistes, chœur et piano.
Thomas Pigeon : ténor
Balthazar Coache : baryton
Grégory Kirche : piano
Direction : Philippe Forget
Dimanche 27 septembre 2026 à 16h30 à Sainte-Croix-en-Jarez, dans le cadre du festival des "Musicales de Ste Croix-en-Jarez".
Johann Sebastian Bach
“Des profondeurs je crie vers toi...”
Cantates BWV 131 "Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir"
Cantate BWV 150 "Nach dir, Herr, verlanget mich"
Messe brève en sol mineur BWV 235
Les cantates qui ouvrent ce concert sont toutes deux des œuvres de jeunesse, influencées par la musique de D. Buxtehude que J.S. Bach était allé rencontrer à Lübeck, en 1705-1706. Ce sont les toutes premières expériences de « Kirchenmusik » de Bach. Les chœurs dominent dans ces œuvres et les arie, sans récitatif et sans « da capo », ont une facture très proche des concerts spirituels de Buxtehude.
La Messe en sol mineur BWV 235 a été composée beaucoup plus tard, après la grande Messe en si mineur BWV 232. Elle fait partie de ce que l’on appelle les 4 messes brèves (BWV 233 à 236), dites aussi messes luthériennes. La Messe en sol mineur reprend les cantates BWV 102, 72 et 187. Ce procédé consistant à reprendre un « matériel » musical déjà présent dans des œuvres antérieures, était, à l’époque, d’un usage courant, souvent rendu nécessaire par l’urgence de produire des œuvres liturgiques. Comme les 3 autres, elle n’est constituée que de 2 parties, le Kyrie et le Gloria. Elle comprend 6 mouvements, dont 3 sont confiés au chœur et 3 aux voix solistes.
Ces trois œuvres nous donneront une fois de plus l’occasion d’entendre l’incroyable tour de force contrapuntique de J. S. Bach, la puissance de son harmonie et l’extraordinaire variété de dialogues et d’échanges qu’il exige des voix et des instruments.
Le Chœur d’Oratorio de Lyon s’associe pour l’occasion à l’ensemble baroque Unisoni dont Anne-Catherine Vinay, claveciniste, est la directrice artistique.
Solistes du Pôle lyrique d'excellence :
Roxane Macaudière, soprano
Diane Belhadj, alto
Mali Zivkovic, ténor
Benoît Déchelotte, baryton
Avec l’ensemble instrumental Unisoni
Direction : Catherine Molmerret
Dimanche 13 décembre à 17h
Lundi 14 décembre à 20h30
Basilique Saint-Martin d’Ainay (Lyon 2e)
2027 Bicentenaire de la mort de Beethoven
Deux chefs d'œuvre rares et inestimables
Cantate sur la mort de l'Empereur Joseph II (1790)
Les Ruines d’Athènes (1811)
Un diptyque d’œuvres rares, où Beethoven déploie cette puissance visionnaire qui fera de lui un témoin aigu de son temps.
D’un côté, un grand « requiem laïc » écrit à l'âge de dix-neuf ans : une déploration respectueuse et profonde dédiée à la mémoire de Joseph II, considéré comme l’un des propagateurs des Lumières, où résonnent déjà les prémices de la Marche funèbre de la Symphonie Héroïque. De l’autre, une page ardente, presque prophétique, qui semble pressentir l’élan insurrectionnel qui mènera à la révolution grecque.
Qu’il écrive pour la scène ou avec un dessein moral, Beethoven conçoit ces deux œuvres comme porteuses d’une mission historique. En 1790, alors qu’il lui reste trente-sept années à vivre et l’immense majorité de son œuvre à inventer, son rapport à la voix apparaît déjà solidement ancré : encore classique et déjà romantique, expressif, virtuose et traversé de fulgurances.
Claire Nicolas, soprano
Delphine Terrier, alto
Baudouin Aubé, ténor
Paul-Henry Vila, basse
Grégory Kirche, piano
Direction : Philippe Forget
Samedi 10 avril 2027 à 17 heures
à l'église Ste-Elisabeth (Lyon 4e)




